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Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy)

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MessageSujet: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Sam 24 Oct - 16:59





Geoffroy Mordred


Pour quelques lapins de plus...


Cela faisait quelques temps que je m’étais installé ici. Un lieu me rappelant celui ou j’avais vécu lors de mes plus jeunes années. Un cours d’eau proche, les arbres et les buissons pour refuge, ainsi que toute la plénitude et les ressources qu’offrent ces bois.

Bien évidement, j’avais très vite remarqué que je ne devais pas être seul à aller et venir dans les parages mais, jusqu’à présent, je n’y avais croisé que chevreuils et lapins à peu de choses près. Quelques brindilles cassées de façon bien trop nette pour que ce ne soit que par le simple sabot d’un cervidé. Mais surtout des collets et autres pièges disposés un peu partout ayant confirmé mes doutes. A tel point que les seuls lapins qu’il fut encore possible d'attraper demeuraient bien souvent encore trop jeunes et trop maigres pour palier seul au repas d’un homme.

Je ne comptais pas en disposer plus que le nécessaire mais il arrivait que certains de mes pièges se retrouvaient pillés avant que je n’y accède et dus donc doubler mes tentatives. Et ce matin, me voici à ne trouver que deux pauvres rongeurs mais, par chance, plus dodus qu’à l’habitude que je m’empressais de ramener jusqu’au camp de fortune ou était disposé de quoi les faire cuire.

Alors que je m'apprêtais à les dépecer et les vider, un craquement derrière moi m’interrompt net. Attentif, je fis d’abord mine de n’avoir rien perçu alors qu’un second bruit, éloigné du premier de plusieurs pas se fait entendre. Deux personnes au moins et venant dans mon dos, ce qui ne semblait pas vraiment la meilleure méthode qui soit pour venir se présenter de façon amicale. Ils étaient bien mal tombés avec moi s’il s'agissait de voleurs, me dis-je, car je ne possédais rien qui ne fut déjà à portée de vue.

Et alors que je les supposaient s’être rapprochés suffisamment, masquant leurs pas, je me levais et me tournais prestement vers ces invités indésirables. Au nombre de trois. Bien qu’il me sembla avoir perçu une ombre du coin de l’oeil, je levais d’abord à demi les bras, tenant tout de même en main la lame destinée à préparer mon repas. Rien de plus qu’une courte dague. Et leur adressais un bref signe de tête même si je supposais bien, vu leur mine, que nous n’allions pas juste faire connaissance.



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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Jeu 29 Oct - 16:54


« Trinquons nos verres et vidons la bouteille,
Et laissons là les plaisirs de l'amour,
Et laissons là tous ces cœurs infidèles
Qui ne veulent pas nous donner leur secours.
 »

Un cavalier s'en venait arpenter la royale grande route, chantant en joie pour oublier le doute. La nuit lui avait été des plus douces alors que veille encore il traquait le manant pour les bonnes pièces d'un riche seigneur du Pays de Galles. Point de mort mais une méchante envie de dormir une fois l'astre solaire venu à terre. Geoffroy n'avait quitté ces contrées de l'Ouest que pour mener seconde quête sans exaltation. Le mercenaire était devenu messager, cheminant paisiblement vers les royaumes du sud dont en faisait parti les Cornouailles et sa bell cité Camelot la Blanche. Les doux peuples les appelait-on. Douce ironie pour l'homme qui, dans un temps lointain, avait entendu parlé de la grande purge… Et la Blanche était devenue sanglante. Sourire en lèvres, y penser ravivait en son âme quelques farces accablant que seuls les nobles pouvaient bien se payer. Geoffroy s'était juré de tous les plumer.

« Quel secours veux tu que je te donne. 
je ne suis pas le fils d'un médecin
Je ne suis pas celui que ton cœur aime.
Va t-en plus loin accomplir ton destin.
 »

Le destrier menait bon train, l'oreille haute alors que déjà il leur était fait place nette sur la grande route. Geoffroy continuait de chanter des paroles de conteurs milles fois écoutées. L'air lui trottait dans la tête comme le parfum d'une putain. Ainsi portait sa voix toute la matinée durant, parfois il croisait quelques travailleurs des champs. D'un pas mesuré, la monture n'avait de cesse d'avancer. Puis la faim s'en vint à piquer la panse du mercenaire, faisant grogner le ventre à la façon d'un ours affamé. Le feu dans le ciel n'annonçait pas encore la fin de l'après midi, pourtant il fallait écouter le mal nourrit qui s'en allait à gronder le vide du gosier. Geoffroy fit halte dans l'ombre d'une clairière, attachant à une branche solide les rênes de son cheval. Une fois chose faite, l'homme attrapa l'arc de chasse et le maigre carquois qui était sien. L'épée son amante n'était pas vraiment bonne partenaire de chasse. Voilà à présent qui s'en allait traquer le gibier.

Geoffroy se mit à arpenter prudemment les terres du roi du trône d'ici, car braconnier il n'était pas. Bientôt il trouva l'animal qui fera son repas. Là, un lapin au doux duvet tentait d'échapper à la menace des prédateurs qui rôdaient en ces lieux. L’œil aguerri, le mercenaire ne tarda pas à le débusquer, bandant la corde de l'arc avec sûreté. Sitôt le trait vint à fendre l'air, le bois sifflant brièvement. La pointe de fer transperça la chair alors que l'animal criait une dernière fois sur terre. Le trépas l'avait épris sans plus se faire attendre dans son étreinte funeste. D'un pas preste, Geoffroy s'avança pour s'en aller récupérer sa belle prise. A la surprise il découvrit d'obscures silhouettes plus loin. Sans doute se faisaient-elles deux ou trois. Peut-être bien davantage si tant est que les troncs épais ne venaient point lui troubler la vue. Étrange fresque que voilà. Pas un mot, pas un bruit et encore moins quelques rires grivois comme il prenait souvent l'habitude aux brigands des bois. Diablerie, pour sûr il aurait pris la mordeuse d'acier s'il avait vu où ses pieds s'en étaient allés. Néanmoins il fallait profiter que les autres ne l'aient pas remarqué pour observer ce qu'il était entrain de se passer. Tapis dans les fourrés, l'homme d'arme restait à regarder l'étrange scène qui était entrain de ce dérouler. Le tout étant de savoir s'il se devait d'y faire quelque chose ou non. Après tout, s'il s'agissait clairement d'une attaque de brigands, l'affaire ne le regardait point. D'un tout autre côté il était toujours bon de venir en aide à son prochain. Cruelle était la tentation de ne rien y faire. Or s'il s'amusait en cet instant à bouger rien qu'un doigt, il y avait pour risque que les bandits l'entendent et à son tour il ne serait que leur proie. Restait à se faire prédateur.

Bien décidé à n'en point se laisser gober, Geoffroy abandonna son repas encore empalé sur la pointe de la flèche, pour s'en aller se relever et mener la marcher vers la merdaille des bois. Certes il n'avait point arme de chevalier, mais l'arc ferait sans doute l'affaire. Il eut tôt fait de bander la corde pour tirer sur le premier, la pointe de fer s'en venant traverser le pourpoint jauni et rembourré. La cible atteinte dans le dos s'effondra sur les feuilles mortes, alertant sitôt les autres manants présent en ce lieu. « D'autres bâtards pour le rejoindre ? » lança le mercenaire en bandant à nouveau son arc en direction du second bandit tandis que le troisième avait sorti l'épée. Une vieille rapière qui sentait bon la rouille et le sang. A coup sur si l'on ne mourrait pas sur le coup, on pouvait en tomber malade et mourir à petit feu. Le tout pour le salaire une bourse mal rempli voire vide en bien des occasions.
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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Lun 2 Nov - 5:37





Geoffroy Mordred


Pour quelques lapins de plus...


- C’est donc c’morveux qui vient à pilier nos pièges ?

Et ce seraient donc ces hommes les braconniers… Tout du moins une partie vu le nombre de collets disséminés dans ces bois. Peut être avaient-ils femmes et enfants à nourrir. A moins d’aller revendre tout cela en ville et y gagner quelques pièces. Mais quoi qu’il en fut, plutôt que de les déranger, je contribuais plus à gonfler leur butin à mon insu qu’à leur voler quoi que ce soit. Quant à savoir s’il était nécessaire de débattre la dessus, j’eus de gros doutes que cela ne serve à quelque chose.

Je tendis alors ma main libre vers eux, paume en avant. Tout d’abord comme signe de bonne foi et du désir de parlementer mais également prêt à me défendre si j’y étais obligé. Bien que l’idée ne me plaisait aucunement vu les retombées peu réjouissantes que j’en aurais ensuite.


- Je ne pille aucun piège, ces lapins ont été pris par mes propres collets et la zone que j’occupe longe uniquement ce point d’eau.

Mais comme je le craignais, c’était peine perdue que de vouloir m’expliquer, j’allais devoir en découdre. Me focalisant déjà sur celui, au plus proche qu’il me faudrait sans doute attaquer avant qu’il ne le fasse lui-même, c’est de l’un de ceux plus en retrait que vint un mouvement que je n’avais pas prévu. Faisant un pas de coté, titubant presque avant de tomber, face la première, dans un tapis de feuilles. Une flèche dans le dos.

Le situation se dégageait-elle ou, au contraire, devenait-elle plus compliquée ? Le nouvel assaillant tapis jusque la entre les arbres se fit entendre et je ne savais pas très bien si je me devais de le considérer tel un ami ou un nouvel ennemi.

Toujours est-il qu’il tenait le second comparse en respect alors que le troisième affichait clairement son désir de ne pas en rester la, sortant une arme ayant passablement connu d’autres occasions d’être employée. Une diversion assez utile, je devais l’avouer puisque de cible, je devins presque oublié dans cette affaire. J’en profitais donc pour asséner un magistral coup de pied au bas du dos de celui qui avait eu le malheur de se tourner suffisamment pour me le tendre. Certes, il n’alla pas jusqu’à s’empaler sur sa rapière mais il s’étala bel et bien de tout son long, pris par surprise. Et je n’eus qu’a tenir son poignet rivé au sol de ma botte afin qu’il la lâche.

Demeurait tout de même le dernier larron ainsi que l’archer dont je souhaitais connaître le visage afin de tenter de cerner ses intentions.



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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Mar 10 Nov - 18:28


Bien qu'il n'y s'agissait là que d'un vulgaire arc de chasse, la flèche s'en était allée faire mouche sur le premier des trois brigands. Là où un sanglier n'aurait certes pas moufté, le cuir plus épais que la carne d'un homme. Sitôt Geoffroy avait-il engagé une autre flèche, se tenant près à riposter si l'un des deux rôdeurs se trouvait l'âme d'un combattant. A voir les tenues abîmés par le temps et les bagarres, il pouvait bien s'agir de déserteurs. Celui qui avait sorti le fer s'était retrouvé la face par terre, tant il avait prestement tourné le dos pour s'enquérir du visage de celui qui avait tué l'un des leurs. Jamais ne fallait-il tourner le dos à l'ennemi, la leçon ne semblait jamais avoir été comprise. Ainsi, leur jeune victime tenait au prise le troisième alors que le deuxième ne savait encore ce qu'il était entrain de se passer là. Et oui la surprise lui semblait bien grande. Ce devait-il d'aider son comparse là où il était seul contre deux ? Quoi qu'il pouvait encore prendre avantage sur le gamin mais l'archer aurait tôt fait de lui décocher un trait dans le gosier. Cruel dilemme.

« Alors l'ami, es-tu sûr d'avoir les couilles pour risquer ta vie et aider s'tas de merde qui traîne par terre ? » lança Geoffroy à l'égare du dernier encore debout. Pas un sourire ne venait rider la gueule du mercenaire. Après tout il n'était pas bien connu pour cela. Sauf peut-être s'il était en galante compagnie et encore. L'homme commençait à sentir un peu la douleur dans le bras. L'arc n'était pas fait pour rester ainsi bander. Quand bien même il l'était, la position n'était point confortable aux muscles qui préféraient volontiers manier ma mordeuse. Au pire il pouvait bien s'occuper de lui au couteau de chasse, qu'importe la taille de la lame, le fer s'en voulait toujours trancher la chair d'une gorge.

Sitôt le manant pris la fuite, ne cherchant plus à comprendre et ne priant que pour sa propre chienne de vie. Il courrait entre les arbres aussi vite que le poids de son attirail pouvait le lui permettre. Profitant de cette faiblesse d'homme, Geoffroy décocha sa flèche. Sifflante, rageuse, venimeuse… Le trait passa entre les troncs, transperçant quelques feuilles au passage avait de toucher l'homme à l'épaule. Le mercenaire tira la dague au clair, se précipitant à la suite de l'homme qui criait déjà sa douleur. En quelques bonds l'archer l'avait rejoint, t'attrapant par la calotte pour lui tirer la tête en arrière et sans autre forme de procès il lui trancha la gorge, le laissant tomber lui aussi face la première sur le sol de la forêt. Le sang coulait à flot, mais ce qui important plus à l'homme était de récupérer le projectile à présent inutile. D'un coup sec il ôta le trait qui lui était trop précieux pour rester pourrir sur de la chair encore chaude. En plus bien sûr de s'éviter d'y laisser traîner par là quelques preuves de la malaventure des trois hommes.  

La chose une fois faite, Geoffroy s'empressa de faire volte face afin de voir comment s'en sortait le gamin avec l'autre. Il eut tôt fait d'essuyer la lame de son couteau dans le pourpoint du maraud. Déjà  il se trouvait à enjamber le cadavre, menant le pas vers le dernier survivant. La distance une fois parcouru, le mercenaire s'arrêta à une longueur d'une dizaine de pieds tout au plus. « T'as déjà tué quelqu'un ? » demanda l'homme en observant l'gamin aux boucles noires.
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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Dim 22 Nov - 19:21





Geoffroy Mordred


Pour quelques lapins de plus...



Manifestement l’archer avait choisi mes assaillants pour cible et en termina avec le second bien plus rapidement que je n’aurais été capable de conclure moi même. Du moins s’il avait été seul et moi, dans l’intention de lui servir un sort aussi définitif.

Sa question me décontenança. Comptait-il que j’en vienne moi aussi à tuer celui qui gisait encore à mon pied ? Je ne connaissais rien d‘eux, ils auraient pu être de pauvres pères de famille. Quoi qu’a bien y réfléchir, j’étais bien mal parti et rien ne me confirmait qu’ils ne m’auraient pas fait passer de vie à trépas sans se préoccuper outre mesure.

Quant à répondre à cette question. Quel honneur aurais-je de me vanter de pareille chose ? Simplement qu’il est des situations ou rien ne laisse présager qu’il soit possible d’en faire autrement, mais je n’avais jamais ressenti aucune gloire à en venir jusque là.

Au sol, le brigand observant l’archer s’approcher voyait sans doute sa dernière heure s’amener avec lui et se mit à gesticuler subitement tel un ver au bout de son hameçon. J’en perdis l’équilibre un instant, mais demeurait malgré tout campé sur mes deux pieds. Il se précipita alors sur sa rapière, encore à demi courber, la saisit et tenta de m’atteindre tout en se redressant tout à fait. La lançant au bout de son bras tel un tourniquet dans les airs. Persuadé qu’il valait mieux éviter d’être touché par un tel ancêtre, je penchais le torse vers l’arrière. Les cieux étant cléments, elle me rata de peu.

Demeurer face à cet acharné soudain n’était vraiment pas la chose à faire. Et le contrer de ma lame courte sans risquer de me retrouver embroché tel un lapin, peu recommandé en l’instant. Et c’est songeant à ces rongeurs justement, toujours posés auprès du feu encore éteint que j’en saisis un par la peau et le balance sur l’individu. Étrange riposte qui doit là aussi le surprendre. Tout aussi étrange que le réflexe fatal qu’il aura eu de vouloir repousser l’animal en levant sa lame rouillée. D’une main je lui saisis le poignet qui la tient, la maintenant en l’air et de l’autre, plante ma dague dans son flanc.

Je ne peux éviter ses yeux exorbités qui me fixent, se vidant rapidement de toute lumière de vie alors que tout me corps se crispe d’en d’être venu à pareille extrémité. Une nouvelle fois, par ma faute, l’homme se retrouve au sol, mais sans espoir de se relever un jour. Je fixe ma lame couverte de son sang, passant ensuite sur l’archer, la tête vide, bourdonnante.


– Vous avez là votre réponse. Merci pour votre aide.



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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Mer 9 Déc - 19:43


Geoffroy sentait son cœur qui cognait dans sa poitrine. Un palpitant bondissant sans peine pourvu qu'on le tienne t-en haleine pour un temps encore. Or la chasse était fait et quasiment tous les traqueurs  étaient morts. N'en restait plus qu'un, un qui se croyait malin. Il n'était pas tant l'heure à la bonté d'âme, aussi la réponse à la question que le mercenaire lui avait posé ne devait point se faire attendre. La merdaille à terre avait semble-t-il vu sa dernière heure venir à l'approche de celui qui avait mené la mort vers ses amis. S'qu'il était encore vif l'animal ! Il eut tôt fait de se dégager de la prise du gamin pour lui mener l'assaut de sa rapière vieillit. Le mercenaire n'en fit rien, cherchant à voir comment allait s'en tirer boucles noires. Lui même rangea le trait qu'il tenait encore en main. Quelle diablerie que ces malins qui cherchaient à attaquer le pauvre et le voyageur. Albion ne manquait certes pas de déserteurs, mais il aurait surtout été d'bon ton de retourner par chez eux au lieu de malmener le peuple déjà bien miteux.

Que le rire ne lui monta à la gorge lorsqu'il vit le gamin jeter un lapin à la gueule de l'autre ! Un bouffon de roi n'en aurait pas mieux fait. Mais un bouffon était parfois plus malin qu'un soudard. Pour sûr, le gamin eu tôt fait de planter sa courte lame dans le flanc de l'ennemi. Ah ça, on r'connaissait fort bien l'âme qui s'enfuyait du corps. Le regard de celui qui vous accusait de l'arracher à la tête pour rejoindre un royaume dont il n'en connaissait rien. L'attention de Geoffroy s'en porta alors sur celui qui avait donné le coup fatal. Tout ça… ce sang, ces cadavres, ce n'était jamais que du déjà vu pour l'homme d'arme qu'il était.

« On f'rait bien d'pas rester là, pourrait y en avoir d'autres d'ici peu » lança l'homme. Parce qu'à bien y regarder maintenant, l'un comme l'autre étaient dans l'même bateau. Si bien que la question de reste là ne se posait pas à l'esprit. Geoffroy le premier, ramassait ce qui pouvait l'être sur les cadavres encore chaud. Si on ne les découvraient pas tantôt, les charognards viendraient à faire le grand ménage. Déjà les corbeaux venaient à jeter un œil curieux dans ce petit théâtre des horreurs. Certain planaient, d'autres sautaient de branche en branche. Les croassements étaient plus proche déjà, ne prenant pourtant pas le risque de mener plus près leur faim. Geoffroy les surveillait du coin de l’œil.

L'attention se reporta sur le jeune inconnu. A première vue il ne paraissait pas posséder de monture. Voilà qu'un première embêtement venait poindre. Sans doute les brigands en avaient-ils, bien qu'un cheval avait tendance à être coûteux pour leur bourse. D'ailleurs à voir ce qu'il était parvenu à tirer, ces hommes là ne couraient que rarement du l'or du peuple. Au pire cas de toute façon, ils n'étaient pas loin de la route royale, celle de Fosse Way. Personne ne savait qui était venu pourfendre ces couards et avec un peu de chance, la chose passerait pour une attaque de pictes, chose monnaie courante depuis l'alliance de Camelot avec la lointaine Calédonie. Par chance il avait en sa possession de quoi lui sauver la vie de ses sauvages du nord. Certes il ne devait sa vie qu'à un bout de papier. Hélas c'était toujours mieux qu'un arc de chasse et des flèches. « Aller suis moi gamin, on va s'trouve un meilleur endroit. »

Pour sûr que jeune pouvait le suivre ou non, mais rester avec lui c'était encore l'meilleur moyen de rester en vie plus longtemps. Les Cornouailles n'avaient rien de sûr quand on était pas sous la protection des hommes du roi, ou tout du moins d'une bonne épée. La mordeuse commençait d'ailleurs à lui manquer, elle qui serait chagrinée d'apprendre qu'il avait dû faire affaire sans elle. Pas de quoi la brisée, mais sûr qu'elle serait aussi chiante qu'une femme malheureuse. Fallait aussi espérer que personne ait trouvé son cheval, sinon y aurait de quoi l'agacer plus que raison. Suivant les traces qu'il s'était laissé, l'homme prenait déjà la direction de sa monture, jetant voir un coup d’œil si l'autre le suivant.


Dernière édition par Geoffroy le Ven 29 Jan - 11:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Lun 4 Jan - 6:42





Geoffroy Mordred


Pour quelques lapins de plus...



Je demeurais un instant encore sous le coup de ce qui venait de se produire, l’archer me tirant de ma presque torpeur. D’autres d’ici peu ? Sans avoir à y réfléchir bien longtemps, la chose était certaine pour moi aussi. Il n’y avait qu’à compter le nombre de pièges disséminés dans ces bois et même en les divisant par deux, si nous devions nous y référer comme d’une valeur sure, nous serions vite en sous-nombre s’ils venaient à poindre le bout du nez jusqu’ici.

Je me résignais mentalement à quitter mon petit havre de paix, vint à piétiner rapidement, mais scrupuleusement le feu de camp, dispersant les pierres l’entourant. D’ici à quelque temps, lorsque l’herbe aura poussé, le petit gibier qui a cuit ici ne sera qu’un souvenir.

Il me fallait cependant prendre une décision rapide. Partir oui, mais ou ? Le suivre ? Était-ce une décision judicieuse ? De toute manière, je n’avais rien qui puisse être volé. Mis à part ma vie, mais il aurait eu le loisir, je pense, de ne point s’en gêner si tel avait été son but plutôt que de me proposer de quitter cet endroit.

L’archer s’éloigna alors que je me saisissais rapidement de mon maigre baluchon ainsi que des deux lapins dont j’avais amplement mérité l’acquisition. Même si l’un des deux faisait maintenant triste figure. Mais il parait que cela attendrit la viande, j’en jugerai plus tard.

Je le suivis donc, tâchant d'oublier les corps que nous laissions. Mais restant quelques pas derrière lui malgré tout. Non seulement du au léger retard de ne pas m’être décidé de suite, mais afin de voir venir. De faire le point. Quel pouvait être cet homme ? Ancien soldat ? Brigand ? Simple chasseur au fond ? Il avait été trop adroit et trop prompt à réagir pour n’être rien d’autre qu’un simple villageois venu se perdre dans ces bois. J’accélérais le pas alors qu’il se retourna, s’assurant que je le suivais toujours. Et si j’en étais encore à me demander s’il n’était pas tout à fait seul, la réponse vint d’elle même. Mais fort heureusement sous la forme d’un cheval, l’attendant patiemment, broutant l’herbe alentours.

Était-ce parce qu’il avait proposé que je le suive, que sa destination vint à m’intéresser, moi qui ne savais pas encore vraiment vers où me diriger. De courtes présentations étaient peut-être de rigueur. Maintenant que je me rassurais sur ses intentions et bien que je m’étonnais encore qu’il soit intervenu de cette manière alors que je lui étais inconnu, je devais avouer qu’il s’était montré habile et d’un grand secours.


– Je me nomme Mordred. Vers où comptiez-vous vous rendre messire ?



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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Ven 29 Jan - 12:17


La bête reposait solidement sur ses appuies, broutant l'herbe qui lui était donné de manger. Sitôt son maître reconnu, l'animal redressa l'encolure, poussant un hennissement content avant de retourner à son herbe. Aussi le doute vint à naître chez le mercenaire, pouvait-on vraiment voler ce cheval ? Pour sûr il sentirait qu'il y avait un cavalier sur son dos mais aurait refusé de faire un pas en une quelconque direction. Geoffroy fit la moue, après tout il avait bien gagné ce cheval à une partie de carte. Si l'ancien propriétaire était un tant soit peu bête et bourru, il n'en restait pas moins qu'il était homme d'arme et bon stratège. Lorsqu'il n'avait pas l'alcool dans la tête.

A nouveau, l'homme regardait le jeune qui s'était mis à causer. Diable qu'il prenait un peu plus la confiance. Mais point trop car la méfiance restait de mise. Le natif du Kent ne le savait que bien, lui qui parcourait déjà les routes que le gamin devait pas être encore né. Ah la route, elle commençait à lui casser le dos et pour son âge, il commençait à fatiguer. « Moi c'est Geoffroy, pis si tu t'poses encore des questions, je suis mercenaire et j'me rends à Camelot. » Certes oui, l'homme aurait pu garder l'information pour lui. Mais il ne fallait pas laisser l'autre cogiter plus longtemps. Rangeant l'arc et le carquois, il s'assura également que la mordeuse était toujours là. Main à la garde, il la tira légèrement, vérifiant l'acier. Nul doute c'était bien elle. Soit, de ce côté là, il n'y avait plus aucune inquiétude à avoir. Si tant est qu'il avait d'autres tracas à ce faire. Était-ce le cas ? « Et toi, qu'est-ce que tu fais dans l'coin ? T'as d'la chance que c'était que des déserteurs et pas des pictes » dit-il en le regardant. Les grands pictes du nord. S'il était pas encore aller en Northumbrie, il redoutait le jour où il aurait à y aller pour un contrat. Ce genre d'histoire n'était plus pour lui. Courir après des fantômes et des chimères seyait bien mieux au sang neuf. Pis les histoires de chasse à l'homme la tendance malade à lui faire frisonner l'échine, lui qui avait déjà mené tant de bataille pour l'honneur ou la gloire d'une piètre seigneur.

Geoffroy monta en scelle, surveillant les alentours du haut de son point d'observation. La forêt s'étirait encore dans le calme de la journée. Mais nul doute qu'on entendrait tantôt le cris des hommes après la découverte sanglante. Même en étant fine l'âme, pas sûr que le mercenaire soit en mesure de pourfendre les autres avec la rapidité d'un loup et la férocité d'un ours. Il tendit alors là main à celui qui s'appelait Mordred « En scelle l'ami, je t'arrêterais au prochain village. » Après tout pas sûr qu'il daigne avoir envie de supporter le mercenaire plus que de mesure. D'ailleurs il se mettait déjà à siffloter l'air qu'il avait en tête depuis l'aurore, talonnant la monture une fois l'autre assis sur la croupe.

« Trinquons nos verres et vidons la bouteille,
Et laissons là les plaisirs de l'amour,
Et laissons là tous ces cœurs infidèles
Qui ne veulent pas nous donner leur secours.
 »
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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Mar 9 Fév - 12:26





Geoffroy Mordred


Pour quelques lapins de plus...



Je répète le nom qu’il me donne, tant pour m’en souvenir à l’avenir qu’en guise de salut.

– Messire Geoffroy, très bien.

L’énoncer de sa destination m’incite d‘autant plus à le suivre. Et ce bien qu’une partie de ma raison me souffle que ce ne serait peut-être pas bien prudent. Mais ce nom juste me plonge un instant dans mes souvenirs. Mêlant à la fois gratitude et appréhension envers certaines personnes vivant en ces lieux et leurs lois. Et si mes pas m’avaient porté à travers bois, suivant des routes sans autre but que de survivre ou simplement trouver un lieu ou l’autre ou m’arrêter par moment. Pour finalement m’en rapprocher malgré moi ? Si tel était mon destin ?

Qu’au détour d’une malheureuse altercation, un homme venu de nulle part, un mercenaire s’il en est, deviennent une sorte de guide. Mais je m’égare et me reprends avant qu’il ne songe que je dois être une sorte d’écervelé.

Mercenaire et non chasseur. D’ailleurs l’épée qui examine un instant ne fait que le confirmer. Cet homme est bien armé et je comprends mieux maintenant d’où lui vient sa dextérité de tout à l’heure.

Ce que je faisais dans le coin ?


– Difficile à dire, j’erre à peu près partout où me portent mes pieds. Là où je puis trouver de quoi manger, parfois un peu de travail.

Des pictes ! J’eus le réflexe d’arpenter rapidement les bois du regard lorsqu’il mentionna ce mot. Bien que ce ne fut pas le cas, mais s’il en parlait c’est que ce devait être plausible. Autant donc éviter la solitude trop longtemps.

– Je penchais pour des vagabonds affamés, ajoutais-je sans en être bien sûr au final.

J’acceptai son invitation cela dit et montai derrière lui, le remerciant tout en m’installant prestement. Le mercenaire semblait déjà reprendre ses habitudes de route, chantonnant. Comme si cette aventure fut déjà loin derrière lui. Quant à moi, après un moment de réflexion, patientant qu’il arrivé à la fin d’un couplet, reprenant son souffle, je lui lançai.

– Je voudrais aller à Camelot moi aussi, enfin si cela ne vous ennuie pas. Sommes-nous loin ?

Le cas échéant, j’en serai au moins rapproché. Et qui sait, peut être y reverrais-je de ceux qui j’y ai connu à une époque. Même si vu leur position, cela semble peu probable.



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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Lun 22 Fév - 0:29


Fers battant pavés. Délavés, abîmés, parfois ôtés. Qu'elle avait bonne mine l'ancienne voie romaine. Le mercenaire avait ramassé ni plus ni moins qu'un petit vagabond qui paraissait avoir un brin de vague à l'âme. S'qu'il avait d'humour le gamin. Pour sûr le natif du Kent n'avait que de plaisir à l'idée qu'ils n'iraient pas rencontrer les démons du nord pour le jour d'hui. De l'anjorner aux vêpres prochaines, il leur faudrait cheminer un temps encore sur Fosse Way et bifurquer pour prendre la direction de Camelot la Blanche. L'on ne sentait plus par ici les relents iodés de la mer. Derrière lui Gloucester qu'il avait passé sans même sentir poindre l'envie de s'y arrêter. Tantôt il aurait tout à loisir de poser le cul sur un banc pour se descendre la pitance et l'hydromel. Et pour une fois il ne le fort bien pas seul.

« Ah Camelot, j'espère qu'on y trouvera chacun s'qu'on veut, mais pour ça on a encore une demi journée de cheval » qu'il disait. C'est qu'habituellement le mercenaire n'était pas maître de la jactance. « Enfin si on retombe pas sur de la merdaille, mais par grande chemin on sera beaucoup plus tranquille. » Pour sûr qu'il n'avait pas envie de remettre ça, parce qu'à la fois là il irait à la charge pour fendre le crâne des maroufles et même pas qu'il prendrait le temps de faire demi-tour pour finir le travail. Non point qu'il avait horreur de ce genre de scène sanglante, mais que voir coquebert fendu du flanc au col ça devait en calmer plus d'un. « Ah si j'avais eu mon épée tiens… Ils n'auraient plus les mains pour pleurer. » La mordeuse n'aurait été que plus ravis de pouvoir mordre la chair des déserteurs.

L'allure du voyage se faisait paisible à mesure que l'astre solaire lui poursuivait sa route à l'autre bout du monde. La demi-journée était passée d'une traite tandis que les nouveaux compagnons avaient convoyé sans peine. Sur le lointain se détachait la silhouette d'une village. La vue dégagée qu'offraient les champs laissait à voir les cheminées qui crachaient la fumée non sans plus de volonté. Ça et là les paysans qui s'arrêtaient pour regarder les cavaliers sur la voie. Geoffroy s'employait à les regarder sans jamais les toiser, simplement histoire de les garder à l’œil. Non sans se souvenir que ça ici le gueux était roi. « Nous faut quitter la grand route gamin, j'te propose qu'on s'arrête à l'auberge et demain à l'aube on prendra la direction de Camelot » dit sans même tourner la tête vers Mordred. De toute façon il savait que c'était la dernière auberge avant un moment, aussi à moins d'être en amour de la nature et être de bonheur à dormir sur le sol, ils n'avaient pas tant choix que cela. La monture elle, connaissait le chemin et prenait déjà naturellement la direction de l'auberge déjà fréquentée.
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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Ven 22 Avr - 6:36





Geoffroy Mordred


Pour quelques lapins de plus...



J’enviais quelque peu tous ceux ayant la chance de posséder un cheval, au moins j’aurais pu me rapprocher de mes buts avec moins d’encombres qu’à pieds sans doute. Mais l’acquisition ainsi que l’entretien d’une telle bête, même si je l’aurais traité au mieux, demeuraient encore trop onéreux pour moi.

Au lieu de cela, je partageais la selle de ce mercenaire. Encore là à tenter de comprendre pourquoi il fut si secourable sans encore rien réclamer en retour. Mais qui sait, cela pouvait encore venir et j’aviserai si tel est le cas. Ou alors n’avait-il pas toujours été mercenaire, mais chevalier, soldat ou que sais-je. J’hésitai encore à trop le questionner.

Bien que pour le coup, je me ravisai légèrement concernant ce moyen de transport, depuis les heures où j’étais à faire la route là-dessus, bien que je ne critique toujours point l’utilité de ce bel animal et que je remerciais encore intérieurement le cavalier, je devais admettre que mon séant se rappela à mon bon souvenir. Je n’en fis pas vraiment cas, mais je serai plutôt heureux de pouvoir mettre pied à terre lorsque le moment sera venu. C’est à dire, une demi-journée d’après cet homme.


– En avez-vous rencontré souvent ? Des déserteurs ou d’autres aussi belliqueux ces temps-ci ?

Et voici le mercenaire me tirant de nouveau de mes interrogations, parlant de son épée, sa « mordeuse » comme il semblait aimer la surnommer. Quoi qu’il en soit, faire la route accompagné, ne devait être qu’une bonne chose. La journée touchait à sa fin et nous arrivâmes en vue d’un village. J’observai les travaux dans les champs, à me demander s’ils ne cherchaient pas ci et là de la main d’œuvre, mais ç’aurait été m’éloigner de mon souhait de rejoindre Camelot. Je laissai là ces possibilités et ne saluai qu’un ou deux en passant d’un léger mouvement de tête lorsque leurs regards s’appuyaient sur nous.

Messire Geoffroy confirma d’ailleurs que nous n’étions pas loin du but, une nuit à l’auberge nous en séparant encore. Je lui répondis que cela m’allait, tout simplement. Une fois sur place, alors qu’il se chargeait du bien-être de sa monture, je profitai pour discrètement évaluer ce qui me restait en bourse. En toute logique, si la chambre n’était pas trop cossue, je pourrais m’en sortir, mais il me faudra trouver du travail une fois arrivé.

Un repas peu onéreux pour ma part, une paillasse pratiquement propre, du moins si l’on n’y regardait pas de trop près et voici dilapidé ce qu’il me restait. Sans trop m’en inquiéter au fond puisque bourse ou non, dans le pire des cas, je pouvais me débrouiller tant que je me situais dans une zone à petit gibier ou sous quelques arbres pour m’abriter.

La nuit se faisait calme, trop aurait même affirmé tout homme anxieux. À tel point que le moindre bruit pourrait devenir rapidement suspect, mais surtout pouvait s’entendre à qui ne dormait pas ou de façon légère. Un grincement me tira d’un sommeil sans songe. Une lune pratiquement ronde distillait de sa lumière blafarde jusque dans la pièce, aidant à deviner la disposition du maigre mobilier. Ma dague gardée sous l’oreiller à la portée de main fut entre mes doigts au second grincement. J’ignorais si Geoffroy eut entendu quoi que ce soit lui aussi pour le moment, mais, aguerrit comme il l’était cela ne m’aurait point étonné. Et si c’était les voyageurs de cette chambre la cible de ce visiteur nocturne, il était attendu.




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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Jeu 18 Aoû - 14:58


Une fois la panse bien farcie, le temps s'était montré au sommeil. Pour sûr la nuit serait une délivrance après un si long voyage. Le mercenaire s'était endormi sans trop de peine dès lors que son corps avait pris conscience qu'il s'était allongé. On n'aurait trop su dire combien d'heures avaient passé avant qu'il ne soit réveillé en sursaute. Il n'y avait pourtant aucun bruit dans l'auberge. Le calme en pleine nuit. Pourtant l'animal avait senti quelque chose au point que le sommeil l'avait quitté aussi vite qu'il était arrivé. Là, dans le couloir, il semblait y avoir quelqu'un… Un voyageur arrivé en pleine nuit aurait fais certainement bien plus de bruit, se gardant bien de penser aux autres. Si bien qu'un doute venait assaillir les entrailles de Geoffroy. Avec le temps les hommes comme lui pouvaient souffrir de quelques paranoïas, mais bien souvent l'instinct disait vrai. L'expérience lui disait qu'il devait s'agir d'un détrousseur, profitant des voyageurs de passage pour les détrousser. L'aubergiste ne devait pas être son complice, après tout notre homme était déjà passé moultes fois dans cet établissement et jamais il n'avait eu affaire à ce genre de canaille.

Sans plus attendre, à la lueur de la lune, le mercenaire attrapa la dague qu'il avait placé sous son oreiller et quitta son lit. Le planché grinçait par endroit alors qu'il sentait un courant d'air passer sous le bas de sa porte. Le frottement d'une cape dans la nuit. Il y avait bel et bien quelqu'un qui rôdait là, cherchant à quelle chambre s'en prendre en premier. Hélas pour cette personne, Geoffroy avait bien envie de retourner dans les bras de Morphée sans avoir à se demander s'il allait passer à trépas pour quelques pièces d'or. Si bien qu'il s'était déjà mis en tête de tuer le voleur qui gênait la tranquillité de l'établissement.

Lentement, il se glissa hors de sa chambre, discernant les formes dans le couloir sans plus de certitude. Dague en main, il longea le mur avec lenteur, s'efforçant à faire le moins de bruit possible afin que l'autre ne puisse l'entendre arriver. Un peu plus loin le planché se mit à grincer. Il y avait bel et bien quelqu'un qui se tenait au coin qui marquait l'angle de l'étage. La zone était plongée dans l'obscurité. Diablerie, le voleur devait connaître l'endroit et avait repérer les meilleurs cachettes. Si bien que le mercenaire n'était plus si certain qu'il y avait bel et bien quelqu'un qui rôdait dans le couloir. Il fallait attendre et ne plus faire un geste le temps qu'il faudrait pour être certain de ne pas avoir fait d'erreur. Après tout il serait dommage de tuer le chat de la patronne sur une erreur de jugement. Geoffroy se figea alors, attendant son heure dans la pénombre.
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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Dim 18 Sep - 17:54





Geoffroy Mordred


Pour quelques lapins de plus...



Comme je l’imaginais, Messire Geoffroy dû lui aussi entendre les grincements suspects. Et si j’aurais juré qu’il dormait franchement encore quelques minutes auparavant, il se leva pourtant, lame en main. Non pas sa « mordeuse », mais une plus courte dont l’acier luit un instant, croisant un rayon de lune. Et ce ne devait certainement pas être dans le but d’assouvir un besoin nocturne pressant.

Je le suivis des yeux, l’observant quitter la pièce plutôt que de patienter sur le sort qui nous ne était pas forcément réservé. C’était qu’au fond, il devait avoir bon cœur sous sa cuirasse et préférait aller à l’avant d’un brigand potentiel plutôt que de le laisser occire à son aise d’autres voyageurs au sommeil moins léger.

Je me redressai, posai pied-à-terre. Se retrouver à deux ou trois dans ce couloir aurait eu des allures de foule un jour de marché, trop peuplé pour agir discrètement. Je m’avançai simplement jusqu’à la porte, me tenant un genou au sol afin de ne pas être directement à portée de vue à hauteur d‘homme et me tins aux aguets.

Le mercenaire se faisait de même discret, plus patient que ce que j’avais osé avancer maintenant qu’il s’était impliqué. Immobile, silencieux, il attendait.

Le couloir semblait avoir retrouvé sa quiétude, mis à part les souffles retenus des deux voyageurs aux aguets que nous étions. N’était-ce, en fin de compte qu’un arrivage de dernière minute ? Assez courtois pour aller se coucher sans déranger toute la maisonnée ? Nous aurions l’air bien fins si tel était le cas. Durant un instant, il n’y eut plus le moindre bruit, où si peu que l’on aurait pu distinguer les petits pas des quelques souris logeant sous ce même toit.

Un nouveau grincement se fit entendre, deux chambres avant la nôtre. Un voyageur ne se serait pas dissimulé aussi longtemps avant de se décider à pousser la porte de sa propre chambre. Je pus subitement remarquer que mon imagination avait rejoint la réalité puisqu’un petit rongeur à longue queue et moustache me passa presque sur les pieds. Sans doute dérangé de sa cachette par l’ombre en question. Heureusement que je n’étais pas du genre à craindre ces bestioles, mais la surprise me fit inspirer plus fort que je le voulus. S’il avait l’oreille fine, il m’avait entendu. Et Geoffroy aussi très certainement. Au moins il serait averti de ma présence.

La porte visée par celui que nous pensions à tort ou à raison être un voleur s’ouvrit de moitié et l’ombre que nous surveillions s’y engagea à pas de loup. Pas de doute, il n’allait pas se coucher puisque ce fut un bruit de tiroir et de porte d'armoire, pourtant savamment masqué, mais pas assez pour quelqu’un d‘éveillé qui nous parvint. Le bougre s’était mis à fouiller la chambre.




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MessageSujet: Re: Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy) Dim 16 Oct - 16:32


Foutus voleurs, sales trognes de chiabrena. Geoffroy avait non sans peine espéré une nuit meilleure que celle de la veille. Diable non, on ne lui permettait pareil luxe. Le mercenaire allait se faire un plaisir d'estriller celui qui s'en tenait dans un coin du couloir. Pour sûr qu'il allait passer un mauvais moment. Mordred sur les talons, ils avaient vu l'animal se faufiler dans chambre et déjà le bruit du rôdeur vint à s'élever au travers de la porte entre ouverte. Etait-ce seulement l'affaire des deux pauvres bougres qui ne parvenaient à dormir ? Un choix s'offrait à Geoffroy. Laisser le voleur commettre son larcin – en sachant qu'ils pourraient être le prochain sur la liste – ou bien l'occire et avoir la paix pour la nuit entière. Assurément que la deuxième proposition était la plus tentante…

A pas de loup, profitant du bruit de l'autre, le mercenaire avança dans le couloir jusqu'à la porte de la chambre entrain d'être visité. Le voleur semblait s'en mettre plein la besace sans pour autant que l'endormi ne l'entende. Pour sûr qu'il avait le sommeil bien lourd celui là. Geoffroy comptait bien le prendre sur le fait, l'autre là qui se croyait comme à un moulin. Jetant un coup d’œil, il regarda où se trouvait le bougre à farfouiller sans gêne. Il tournait le dos à l'entrée, la position parfaite pour permettre au mercenaire de le surprendre. Faisant signe à Mordred de ne pas faire de bruit, l'homme s'engouffra à son tour dans la chambre. En deux enjambé il atteignit le voleur et d'une main lui bastillonna la bouche tandis que l'autre il lui mit le fil de la dague sous la gorge. « Cries et je t'occis de la gueule aux tripes. » Le message ne pouvait pas être plus clair. Là dans un murmure Geoffroy appela le gamin pour l'aider dans sa besogne et surtout fermer la porte de la chambre une fois qu'ils l'auraient quitté. Le mercenaire avait déjà bien en tête l'idée du sort qu'il réservait  à ce maroufle. Pour ça, il allait falloir quitter l'auberge et s'écarter un peu de la civilisation… Mordred le suivrait-il ? « On va aller faire un tour toi et moi » dit-il en relâchant l'homme dans le couloir « Si tu t'enfuies j'te jure que j'te raterais pas. »
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Pour quelques lapins de plus... (avec Geoffroy)

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